Samedi, le tournoi des 6 nations a entamé son édition 2008, avec pele-mele, de nouveaux entraineurs, de nouvelles tetes, de nouveaux schémas de jeu, bref on etait tout excité. Apres un
Irlande-Italie sans grande surprise, si ce n'est la lenteur de de la charniere italienne, c'est le match de Twickenham qui a apporté les premieres nouveautés, avec la présence d'un nouveau
treiziste dans les rangs anglais et le retour du très bronzé Gavin Henson chez les Gallois. Apres une longue domination des anglais, notamment devant, les dragons rouges ont spéctaculairement
retourné la situation en trois minutes avec deux essais de Byrne, bien servi par James Hook (n'est-ce pas le nom de capitaine Crochet?), l'homme du match; et de Philipps suite a un contre sur
Balshaw. Pour la première fois depuis vingt ans les gallois s'imposent en Angleterre, la fête a vraisemblablement duré jusque très tard du coté de Cardiff, après la mauvaise performance lors de
la dernière coupe du monde.
Revenons à nos bleus moutons, le XV de France a-t-il été aussi bon qu'on veut bien le dire? Je ne crois pas. On assiste encore une fois à une masturbation journalistique qui appellerait un chat
une panthère ou prendrait un canif pour un katana. Ces mêmes journalistes qui nous ont vendus Gasquet ou Fiorèse comme des génies, après un ace ou un auto-croque-en-jambe...
La vérité est sur le terrain.
D'abord devant, la première ligne s'est fait tordre jusqu'à l'entrée en jeu de Mas et de Szarzewski qui, eux, ont marché sur les écossais. Brugnaut, au sol à la 28e minute, qui ne sait plus ou il
habite, broyé par Allan Jacobsen, reste en persistance rétinienne. On ne s'improvise pas pilier droit ,à ce niveau. Nallet a bien montré l'exemple et joué sont rôle de tracteur, Jacquet ni bon ni
mauvais. Mela s'est bien montré quand il est entré avec quelques déblayages plutot virils. Rien à dire de Vermeulen et Dusautoir qui marquent des points sur les tablettes de Lievremont. Ouedraogo
est a créditer d'une bonne copie même si il a toujours un petit temps de retard, une future star probablement.
Elissalde n'a pas été fantastique, ni aux buts ni dans l'accélération du jeu, il n'a néanmoins fait aucune faute et dominé son vis-a-vis Blair. Parra n'a rien fait, heureusement, il n'a que très
peu joué et a seulement géré l'avance au score.
Parlons du jeu de passe, ce qui semblait ne plus faire partie du vocabulaire rugbystique français, où l'on attendait une revolution, disait-on. Il y a eu certes un peu plus de volonté de faire
virvre la beuchigue, mais ce n'etait pas encore le mouvement perpétuel non plus! Trinh-Duc, un peu terne n'a pas tenté grand chose, on devrait le revoir contre les Irlandais. Malzieu marque un
essai avec beaucoup de chance. Quant à la paire Traille-Marty, vous parlez d'une révolution... on est pas non plus dans le French Flair. French Flair avez-vous dit, voici Clerc et Heymans qui ont
fait parler la foudre à plusieurs reprises, à coup de redoublées et prises d'intervalle.
Un bilan mitigé donc, d'autant que les Ecossais n'étaient pas non plus dans un grand jour.